Un article du journal de Montréal
Laurence Ménard, une comédienne de 14 ans originaire de Lac-Brome, a remporté un prix d’interprétation aux prestigieux Young Artist Awards samedi à Los Angeles. «C’est comme un rêve qui se réalise», confie-t-elle au Journal en direct de Hollywood.
Ce trophée du meilleur premier rôle dans un court métrage, la jeune Laurence Ménard l’a décroché pour sa participation à Tout ce qui gronde de la réalisatrice québécoise Ève Saint-Louis.
Mardi, 22 juillet 2025 00:05
MISE À JOUR Mardi, 22 juillet 2025 00:05
Laurence Ménard, une comédienne de 14 ans originaire de Lac-Brome, a remporté un prix d’interprétation aux prestigieux Young Artist Awards samedi à Los Angeles. «C’est comme un rêve qui se réalise», confie-t-elle au Journal en direct de Hollywood.
courtoisie Catherine Olivier
Ce trophée du meilleur premier rôle dans un court métrage, la jeune Laurence Ménard l’a décroché pour sa participation à Tout ce qui gronde de la réalisatrice québécoise Ève Saint-Louis.
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«Au début, quand ils ont nommé mon nom, je ne sentais pas cela réel. J’ai commencé à trembler. J’avais préparé un petit discours, mais il y [a] des choses que j’aurais pu mieux prononcer, car c’était en anglais et c’était un peu stressant», explique la jeune actrice, qui est arrivée à Hollywood jeudi et repart pour le Québec lundi soir.
Dans ce court métrage, elle joue le rôle de Marianne, la jeune sœur de Cléo, qui vit un évènement inexplicable qui va changer sa vie. «Je suis sa petite sœur et je m’occupe d’elle. C’est un personnage rempli d’humour et de sarcasme qui est là pour brasser sa grande sœur», dit la comédienne, qui avait 11 ans lors de ce tournage.
Laurence Ménard trouve qu’elle en a fait, du chemin, depuis ses débuts à l’âge de 8 ans jusqu’à sa deuxième nomination (et première victoire) à cette remise de prix hollywoodienne.
«J’ai commencé à 8 ans dans un casting sauvage à mon école, et là c’est comme un rêve qui se réalise! Je suis partie de cela pour me rendre à Hollywood!» relate celle qui est accompagnée à L. A. par sa mère et par sa tante.
Pour le gala, Laurence Ménard portait fièrement une robe créée par la designer québécoise Mélissa Pratte.
Découverte lors d’une ronde d’audition s’étant tenue dans sa petite école de Knowlton, Laurence a d’abord décroché un rôle dans un court métrage muet.
«Quand je suis arrivée sur ce plateau, je tournais avec un ami de ma classe. J’ai comme trouvé une partie de moi. La réalisatrice m’a dit qu’elle voyait que j’avais du talent et que si ça m’intéressait, je devrais me trouver une agence», raconte-t-elle.
Laurence a multiplié les auditions et fait partie de quelques agences avant de trouver celle qui la représente maintenant, ASB Talents, menée par Anne-Sophie Bozon.
À 9 ans, elle a décroché un premier rôle dans la série télévisée Les yeux fermés mettant en vedette Magalie Lépine-Blondeau. Elle tenait le rôle de l’actrice lorsqu’elle était enfant. «J’ai eu la piqûre», lance la comédienne, qui a reçu sa première nomination aux Young Artist Academy Awards avec ce rôle en 2024.
Sa coach privée lors de ce projet ne fut nulle autre que Pascale Bussières. «Elle m’a vraiment aidée pour ce rôle. Ses conseils étaient de me faire du fun, de montrer des émotions qui viennent vraiment de moi et de me faire confiance», explique la jeune fille qui se dirige vers le troisième secondaire.
Dans deux jours, Laurence Ménard commencera à tourner dans son tout premier long métrage, Éléo & Nova, dans lequel elle a décroché son premier premier rôle.
Ce film fantastique du réalisateur québécois Jérémy Comte sera tourné dans les Laurentides cet été, à l’automne et à l’hiver et racontera l’histoire de quatre jeunes laissés à eux-mêmes au milieu de champs agricoles pendant une interminable panne électrique, en pleine canicule.
Rêve-t-elle d’Hollywood plus tard? «C’est sûr que je vais sûrement continuer là-dedans, devant ou derrière la caméra. Même écrire, j’aimerais ça. Une actrice comme Sophie Nélisse m’inspire beaucoup», dit-elle.
Quant à sa maman, Catherine Olivier, elle ne pourrait être plus fière de sa grande fille.
«C’est une fierté de la voir et de l’accompagner dans ce cheminement. Laurence a une force qu’on admire, mon conjoint et moi: voir notre fille apprendre ses textes, être témoins de sa capacité d’adaptation! Samedi soir, c’était tout un honneur, j’avais les larmes aux yeux», confie l’enseignante au primaire.
«On va l’encourager, quel que soit son rêve», ajoute-t-elle.
«Oui, ma famille et mes amis sont mes plus grands supporteurs!» renchérit Laurence en riant.